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Mauritanie : ce que révèle la crise des services publics

Depuis 2019 et encore après la réélection de Ould Ghazouani, les Mauritaniens continuent d’exprimer leur ras-le-bol de la pénurie d’eau et les délestages fréquents à Nouakchott ainsi que dans les régions.

Ces crises ne sont pas des accidents mais les symptômes d’un État qui ne maîtrise plus ses infrastructures vitales : la société nationale de l’eau (SNDE) et la société nationale d’électricité (SEMELEC). Cette déconnexion est aggravée par les inégalités sociales persistantes et la marginalisation de régions entières (Gorgol, Guidimakha), où l’accès aux services publics (eau, électricité, santé, éducation, transport, administration) est encore plus fragile. Le pays souffre d’un État faible, où les décisions politiques ne se traduisent pas en actions concrètes surtout dans une capitale surpeuplée et en pleine modernisation. Les crises de l’eau et de l’électricité y sont fréquentes malgré un plan d’urgence qui coûte des milliards d’ouguiyas au contribuable. Les observateurs pointent les nominations clientélistes et l’absence de culture de performance qui minent les services publics. Tous ces dysfonctionnements du service public reflètent des défis structurels de gouvernance, de planification et de gestion.

 

 

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

 

 

 

(Reçu à Kassataya.com le 20 avril 2026)

 

 

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